Les seigneuries de Tatinghem

Vers 1200, tout maître du sol qui perçoit sur les rustres (paysans), à un degré quelconque, certains droits fonciers ou banaux (par exemple, mise à la disposition des habitants d’un four ou d’un moulin, contre redevance) exerce sur ces mêmes rustres les droits de justice et de police. Il prend alors le titre de seigneur, réservé jadis aux plus nobles d’entre eux.
C’est l’époque de la féodalité.
Une hiérarchie s’installe entre les seigneurs, fixée par les différences de puissance (bien fonciers, pouvoir de commandement, nombre de vassaux).

En bas de l’échelle aristocratique figurent les seigneurs de village.
Au dessous, les petits chevaliers, les vassaux, détenteurs de quelques fiefs.
Quelques noms de possesseurs de fiefs à Tatinghem: les de Wissocq, les de Morcamps, les d’Audenfort, les Sainte-Aldegonde.
Jehan de Wallon-Cappelle possédait une seigneurie, dont une partie fut vendue en septembre 1324 par Guillaume de Sainte-Aldegonde, chanoine de Saint-Omer, à Thomas le Cappelier «Treize mesures de terre desoubz Tadinghem entre le voye par laquelle on va de Saint-Omer à Alekines».
Il existait également le fief de Laires «fief en 28 mesures de terre à laboeur en une pièce, gisante entre Tatinghem et Arquigoult, thirant vers Estrehem».
La Révolution de 1789 abolit les seigneuries.

Daniel FONTAINE