Routes et chemins

En arrivant de Saint-Omer par la route nationale, on rencontre d’abord, sur la gauche, au niveau de la Briqueterie, le « Chemin de l’Epinette »(chemin bordé de buissons d’épines), puis, en montant, la « Rue Buchochelle » ou « Rue du Buchonchet » ou encore « Rue du Buisson ». On y compte en 1851, treize ménages.

A l’extrémité de cette rue se trouve le lieu-dit « les 7 arbres » car il existait 7 arbres a ce carrefour.

Un peu plus haut, toujours à gauche, une ruelle appelée « Rue Brocquet » ou « Rue des Brocquets », groupait trois familles du même nom, près d’un puits particulier.

Sur la droite de la nationale, en montant de Saint-Omer, se présente d’abord le chemin (aujourd’hui coupé par la rocade) qui part du moulin de Saint-Martin-au-Laërt vers Zudausques. Cette route, qui avait 2 maisons en 1851, conduit aux carrières de marne. Elle porta le nom de « Rue du Four à Chaux » puis « Chemin des marnières » et aussi « Chemin de Saint-Lambert » (ancien cadastre).

Puis on trouve une route inhabitée en 1851, c’est le « Chemin du Bras » qui mène aux marnières.

Ensuite, la route du Calvaire Bièque, devenue rue des Barrières, doit son nom à une croix retrouvée intacte à la suite d’un violent incendie dans la ferme Leverd, actuellement ferme Bièque. Une croix, qui porte la date de 1925, fut érigée en commémoration de cet événement.

En 1851, il y avait 7 maisons.

La « Rue du Flot des Chartreux » (prolongement de la rue des Barrières pour rejoindre la rue Pocques) doit son nom aux Chartreux qui étaient seigneurs de Tatinghem. Ils venaient à cette mare d’eau, aujourd’hui disparue, pour abreuver leurs chevaux.

Toujours sur la droite, après la « Rue Pille » qui doit son nom à un habitant de la rue, il nous reste la « Rue Poque » qui, il y a trois siècles, s’appelait « la ruelette paucque » et qui rejoint la vallée d’Arquingoût.

En 1816, on écrivait la « Rue Pauques ». En 1846, il y avait 7 maisons.

La nationale 42, après avoir décrit 2 virages, rencontre, sur la gauche, au chevet de l’église, la « Rue du Milou ».

Certains documents de 1764 écrivent « Milhouck » ou « Millehouck », mot d’origine flamande qui veut dire moulin. La signification de cette rue serait donc Rue du Moulin, et elle conduisait effectivement à un moulin qui se trouvait au bout de la route, sur le territoire de Longuenesse.

Elle comprenait 21 maisons en 1851.

Un autre chemin coupe la rue du Milou à un angle droite, c’est le « Chemin Vert » ou « Verde voie » qui, dans sa partie haute, a pris le nom de « Rue Profonde » ou « Rue Creuse » ou encore « Rue du Profond Chemin ».Il se trouve enterré entre deux talus.

En poursuivant sa route, en sortant de la Rue Profonde, on retrouve la Nationale 42. A cet endroit, toutes les maisons étaient construites sur la gauche, face à la plaine.

C’est la qu’on rencontre le « Chemin Borgnion » ou « Chemin Borniau » qui mène à Wisques à travers champs.

En 1851, on y trouvait 3 maisons.

Quand à notre nationale 42, elle porta jadis, tour à tour, suivant les circonstances historiques, les noms de « Route Royale », «Route impériale », et « Route Nationale ». On disait encore « Le Grand Chemin de Saint-Omer à Boulogne » ou « Le Grand Pavé de Boulogne ».

En 1851, cette route principale de Tatinghem comptait 63 maisons.